Le monde magique sombre peu à peu dans le chaos
 
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 Méandres Nocturnes. [Deirdre puis libre]

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Lily Walker
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MessageSujet: Méandres Nocturnes. [Deirdre puis libre]   Mar 22 Juil - 5:24

Quelques semaines étaient déjà passé après le début de la grande entrée scolaire. On pouvait nettement sentir la froideur de l'atmosphère prendre place et la noirceur gagné de plus en plus sur les jours, les raccourcissant, préparant l'hiver. La frénésie des premiers temps s'estompait aussi chez les étudiants pour faire place à la rigueur routinière de l'école. Pour Lily, c'était un moment toujours un peu nostalgique, remplis de lourds souvenirs. Cette période de l'automne. Toujours remplis de nouvelles résolutions pour l'année en cours. Pour certain c'était à la nouvelle an mais pour Lily, le temps des fêtes ne voulait rien dire sinon encore plus de répulsion, voyant tout ses visages béatifiés, voulant à tout prix faire de ce moment un temps plus que magique qu'il en était. Elle se souvenait trop peu à présent de ce temps du vivant de son père. De toute façon bien plus qu'autrement, celui-ci était bien trop occupé ailleurs, précisément au service des ténèbres, pour avoir le temps à cette fête et quand il ne fut plus de ce monde, elle les passait toujours seule, ici à Poudlard, à regarder les autres partir dans leurs familles respectives. Elle haïssait tant cette école que finalement, ce fut le seul lieu qu'elle se sentie à la longue, bien. Et avait-elle le choix? N'ayant pas d'autre place au monde...

Lily était à ce moment précis dans le couloir des cachots. Perdu dans ses pensées, elle glissait sa main sur le mur, tout en marchant excessivement lentement, sur les pierres froides dépareillés qui formait l'antre de sa jeunesse. Elle n'avait pas osée y revenir depuis les débuts des cours. C'était le genre de chose qu'elle se serait nettement interdit de faire du temps de son adolescence. Regarder le passé. Pensant qu'il lui causerait faiblesse à l'époque! Trop émotive. Mais ce n'était que de la peur. Et la peur engendrait finalement ce qu'elle redoutait. La faiblesse. Mais beaucoup trop orgueilleuse pour s'avouer avoir une quelconque peur! Aujourd'hui elle pensait un peu autrement. Faire face à ses peurs la rendait d'avantage plus forte, une forme d'acceptation. Avec sa nouvelle vie, sa résolution cette année, était d'ouvrir même cette porte fermée de son enfance. Des choses tellement refouler en 7 année, qu'elle n'était même plus sure de ce qu'elle redoutait. Elle voulait connaitre la vérité et venger la mort de son père. L'heure était venu. Et quoi qu'il advienne même si le risque d'y prendre folie la guettait.

Elle se rendit donc vers la salle de potion, comme dans ses jeunes années, à la tomber de la nuit. Chercher quelques ingrédients spéciaux. Il devait bien être au alentour des minuits. Le château était silencieux, tous plongés dans un lourd sommeil. Les lueurs dansantes des flambeaux se reflétèrent sur les murs et le parquets. Cette forte odeur terreuse et d'humidité la plongea dans une étrange sensation, enfin même si elle n'était pas particulièrement agréable, Lily avait toujours appréciée de s"y promener quand il n'y avait personne. Toute sortes d'idées vagabondaient dans sa tête, à la vu de certains recoins dont cette vieille porte en bois du cours de potion ou elle avait tant pénétrée dans ces mêmes heures tardives, adolescente. Ses premiers mauvais coups, ses altercations vives avec ceux des autres maisons, ceux qui osaient s'aventurer dans l'antre des serpentards. Ses premiers rendez-vous amoureux, comme ses déceptions ou ses réussites... bref en 7 année il s'en avait passé des choses! Un sourire obscure se forma sur ses lèvres quand une faible luminosité vacilla sous le bas de la porte. Un sourcils s'arqua et réalisant d'un même temps que quelqu'un se trouvait à l'intérieure, la porte s'ouvrit brusquement...

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MessageSujet: Re: Méandres Nocturnes. [Deirdre puis libre]   Jeu 24 Juil - 20:20

Comme elle le faisait la plupart du temps lorsqu'elle ne donnait pas de cours ou n'était pas occupée à subvenir à ses besoins vitaux, Deirdre Grimms se trouvait dans son laboratoire, penchée sur des formules qu'elle complétait de notes hâtives, ou corrigeait de manière quelque peu brouillonnes quand celles-ci s'avéraient erronées. Dans son genre, la jeune femme était un vrai bourreau de travail, rien ne la reposait, ou ne l'apaisait plus que de travailler, aussi paradoxale cela puisse sembler à des yeux étrangers. Dans cette pièce, elle trouvait un certain réconfort, que ce soit dû à l'atmosphère sereine et ordonnée –selon sa vision des choses- qu'il y régnait, ou aux meubles et ustensiles qui lui étaient si familiers ; et elle était intimement persuadée d'être la seule personne dans cette immense château à pouvoir apprécier un tel endroit, car il lui semblait que nul autre n'aurait pu accorder leur juste valeur à tous ses précieux ouvrages, à ses notes, à ses lettres et témoignages. Si il y avait bien un seul endroit où Deirdre se sentait chez elle, c'était bien ici.

Sans savoir vraiment ce qui avait dicté sa conduite, Deirdre avait estimé que la nuit était le moment le plus propices à ses expériences les plus intéressantes, périlleuses et délicates. Bien sûr, un tel esprit résolument scientifique aurait eut tôt fais de comprendre que c'était ainsi le meilleur moyen de ne pas être dérangée, mais il y avait quelque chose d'autre. Il y avait quelque chose de fascinant dans ce phénomène qui voulait que le soleil disparaisse de notre vue pendant un si long laps de temps et, comme un phalène qui se laisse attirer sans réfléchir par les rares lueurs nocturnes, Deirdre vouait ses nuits à ses propres lumières. Pendant la journée, elle élaborait des théories expérimentales, faisait des recherches sur tel ou tel sujet, gérait son courir et le suivit de ses lettres avec tel ou tel alchimiste ; ils étaient si peu nombreux à présent. Les plus éminents d'entre nous ont tous trépassé, songeait la jeune alchimiste avec amertume. Elle aurait tellement aimé rencontrer le sieur Flamel. Dès son plus jeune âge, elle avait prévu de s'installer en Angleterre pour cette raison, mais elle avait trop tardé et ce qui lui avait semblé impossible, ou du moins improbable, était arrivé : Nicolas Flamel était à présent officieusement décédé. Evidemment, des canailles en tous genres avait réussi à mettre la main sur ses travaux, mais, n'y comprenant pas grand chose –les précieux manuscrits n'étant pas aussi explicites que la recette des cookies de tatie Dannielle- tout cela s'était rapidement trouvé mis en vente dans des marchés noirs que Deirdre avait eu l'intelligence de fréquenter, aussi jeune avait-elle été à l'époque ; elle n'avait jamais été très sensible à l'autorité parentale de toute manière.

Une fois cette mince partie de son existence explicitée, il n'est pas difficile d'imaginer à quel but se consacrait Deirdre entre les murs plus ou moins humides de son laboratoire, suivant le temps qu'elle avait laissé s'écouler depuis la dernière fois qu'elle avait lancé un sortilège d'imperméabilité. La recherche de la Pierre Philosophale était un but relativement noble pour quiconque le poursuivant sans arrières-pensées et non en raison de desseins personnelles ; ce qui fascinait Deirdre, c'était par dessus tout le challenge que tout cela impliquait ; l'or à volonté et l'immortalité n'était que de vagues récompenses, bien moins valorisantes que l'enrichissement personnel que conférait une telle découverte.

Penchée dans ses expériences, Deirdre releva soudain la tête, l'air visiblement perturbée. Pour qu'elle se soit interrompue de la sorte, il ne devait pas s'agir de quelque chose d'aussi bénin qu'un rat s'étant échappé de sa cage ou une autre sottise de ce style. Son scrutoscope venait de se mettre à tourner à une vitesse ahurissante, en produisant une lumière qui intensifia l'éclairage de la salle qui, il faut le dire, n'était pas au top du top. Lâchant sa plume, la jeune professeur saisit son châle noir qu'elle avait posé avec nonchalance sur le dossier de sa chaise quelques secondes plus tôt et s'en couvrit les épaules. Quelqu'un se promenait dans les couloirs. Vu la sensiblité du scrutoscope de la jeune femme, il pouvait tout aussi bien s'agir d'un jeune Gryffondor inoffensif que d'un tueur à gage chargé de l'éliminer. Il serait temps qu'elle agrandisse sa collection de ces précieux objets afin d'obtenir une meilleure "définition".

Méfiante, Deirdre sortit de son laboratoire, ferma la porte à clé, ce qui était rapidement devenu une habitude, et passa par sa salle de cours pour sortir dans les cachots. Ce à quoi elle ne s'attendait cependant pas, c'était de tomber nez à nez avec l'intrus pile poil au moment où elle ouvrirait la porte. Et elle s'attendait encore moi à ce qu'il s'agisse de Lily Walker, une de ses collègues. Professeur d'Occlumancie et de Legilimancie si ses souvenirs étaient bons. Une femme avec une stature et une beauté qui aurait fait rêvé un grand nombre de ses semblables, Deirdre se rappelait s'être interrogée sur la personnalité de cette somptueuse femme, se demandant si elle était aussi ombrageuse qu'elle le paraissait.

- Oh Mademoiselle Walker, j'espère que je ne vous ai pas… surprise. A vrai dire, je me réjouissait déjà à l'idée de sermonner un élève en pleine errance nocturne, quelle déception…

Fausse joie. Un léger sourire s'étendit sur les lèvres de Mademoiselle Grimms, bien qu'on l'eut facilement pris pour un rictus. Sa main était toujours posé sur la poignée de la porte, elle avait été trop étonnée pour penser à entreprendre un autre mouvement. Elle se remit rapidement de ses émotions et ferma celle-ci, puis ses doigts se détendirent et quittèrent la poignée avec une lenteur étudiée. Croisant ses bras sous sa poitrine, Deirdre examina sa collègue en attendant sa répartie ; elle se sentait vraiment maigrichonne, informe et fade à côté d'elle, même si elle ne laissait évidemment pas de tels sentiments paraître sur son visage.
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